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San Martin, Junin et le parc national Lanin

Posted by Saboly on 18 janvier 2018 in Amérique du Sud, Argentine, Junin et le parc Lanin, San Martin, Voyages |

La route des 7 lacs

En venant de Villa la Angostura, nous suivons la route des 7 lacs, Espejo, Corentoso, Villa Rio, Falkner, Hermoso, Machonito et enfin Lacar, en arrivant sur San Martin de Los Andes. Nous y faisons une halte. C’est l’une des stations de ski les plus huppées des Andes. Les maisons sont en bois et la vie y est chère car cette cité attire beaucoup de touristes, été comme hiver.

Le lac, à Cacitre, San Martin

Nous n’y passons qu’une nuit et partons ensuite. Nous allons dans un camping au bord du lac pour nous reposer et Vicky se baigne. Moi, je ne rentre qu’à mi-cuisses…

Le lendemain, départ pour Junin de Los Andes, porte d’entrée du parc national Lanin.
Nous voulions faire l’ascension du volcan mais son accès est fermé jusqu’au 16 janvier pour une fête Mapuche. Les Mapuches sont des Indiens qui vivent en Argentine et au Chili. C’est une population qui a subi malheureusement bien des entraves à la liberté et qui a été passablement décimée.

En allant au parc Lanin, sur la route 61

Comme il n’y a pas de bus avant la fin de l’après midi, nous quittons le camping vers 10h30 et allons sur la route 40 faire du stop. Nous n’étions pas encore sorties de la ville que nous avons la chance de tomber sur un automobiliste qui va justement à l’entrée du parc.
Une heure plus tard nous y sommes et acquittons nos droits d’entrée qui sont de 250 pesos par personne (environ 13 euros). Nous devons nous rendre à Puerto Canoa, 42 kilomètres plus loin. Aussi, nous demandons aux voitures qui passent si l’une d’elles peut nous prendre, car bien sûr il n’y a pas de bus. Très vite, un jeune couple nous emmène et nous laisse à 3 kilomètres de notre destination. Le ciel s’est couvert et nous espérons qu’il ne va pas pleuvoir. Nous arrivons à Puerto Canoa, au centre d’informations des visiteurs. Là, nous devons nous enregistrer pour la randonnée que nous avons choisie. Nous prenons aussi la météo, qui est bonne. Il est grand temps de nous restaurer. Encore 2 kilomètres et nous arrivons sur le bord du lac. Là, nous devons faire sonner une cloche afin qu’un bateau nous fasse traverser. C’est l’endroit le moins large, entre le lac Paimun et le lac Huechulafquen.
14ème étape, Puerto Canoa /Aila.
Ensuite, commence une magnifique balade entre les araucarias et les coihués. Ces arbres sont très hauts et poussent très droits. Les nuages se sont dissipés et nous sommes à l’ombre de la forêt. En arrivant vers la fin de l’étape, nous avons quelques vues sur le lac Paimun et nous arrivons à Aila, lieu où nous pouvons camper. Nous avons fait une douzaine de kilomètres.

Notre campement, à Aila

Après nous être arrêtées auprès de la gardienne des lieux, nous descendons au bord du lac. Le site est superbe et nous sommes seules. Le volcan Lanin nous offre son sommet dégagé, tout blanc et quand le soleil se couche, il prend de belles couleurs roses. Une grande table et un barbecue avec une grille ainsi qu’un tas de bois est à notre disposition. Le ruisseau nous procure l’eau fraîche. Un vrai petit coin sauvage et superbe.

Le volcan Lanin

15ème étape, Aila/Thermes de Epulafquen 15 kilomètres.
Au matin, nous perdons plus d’une demi-heure pour arriver à trouver le départ du sentier qui suit le lac que nous avons à notre droite. Le dénivelé n’est pas très important et les marques bleues blanches sont fréquentes. Vers 12h30, une belle clairière permet de s’arrêter pour le repas. La Huella Andina ne serait pas complète si nous ne traversions pas de rios, sans pont… Il n’y en a que 2 cette fois et nous débouchons sur une route non goudronnée. Les 4 derniers kilomètres sont durs car le chemin est plein de pierres mais nous arrivons enfin au camping et en même temps près des thermes. Nous décidons de faire le sentier des thermes le lendemain matin car nous sommes fatiguées. Nous avons, cette fois, fini avec la Huella Andina ; 15 étapes, 240 kilomètres, cela nous suffit !

Un des puits, aux thermes

La lave du volcan

Le lendemain matin, nous allons voir les thermes. Malheureusement, il n’y a aucune explication. On ne sait pas pourquoi certains puits sont à 64 degrés, un à 38 et un presque froid. Dommage !

 

Retour au camping, les tentes ont séché et nous pouvons tout ranger.

Nous mangeons avant le départ car il nous faut faire du stop. Il y a 62 kilomètres pour retourner sur Junin…
Là encore, la chance nous sourit ! Une fois le papier d’enregistrement déposé dans la boîte du garde parc, nous avançons un peu, tout en levant le pouce vers les rares voitures qui passent et un pick-up s’arrête. Il nous dépose à la Laguna Verde, non sans nous avoir permis de faire quelques photos de l’Escurial, une formation de lave générée par l’éruption du volcan Achen Niyeu qui est descendue jusqu’au lac Epulafquen. De là, nous parcourons un demi kilomètre et nous nous postons à un endroit où de nombreuses voitures sont arrêtées, au bord du lac. Au bout d’une petite heure, une de celle-ci accepte de nous prendre et nous ramène jusqu’à Junin.

Les dernières étapes

La route est vraiment caillouteuse,  la pauvre voiture, qui n’est pas un 4×4, souffre. Elle en perd même un morceau de pot d’échappement. A une dizaine de kilomètres avant la sortie du parc, nous quittons la forêt et la végétation devient rare et sèche. Nous sommes contentes lorsque nous arrivons enfin à la route goudronnée. Le chauffeur nous laisse à proximité du centre. Nos sacs, mis dans le coffre, sont pleins de poussière. Heureusement, nous avions les housses ! Nous allons manger une glace artisanale avant d’aller planter nos tentes au camping. Le soir, nous allons nous chercher une pizza et une bouteille de vin pour le repas.

Vicky, aux thermes

Nous allons continuer notre voyage vers le nord. Nous avions projeté d’aller à Las Ovejas où se déroule une fête mais le trajet est vraiment un peu compliqué et nous ferait revenir sur nos pas. Nous n’irons pas voir Mathilde et son fils… dommage !

Nous quittons la Patagonie pour Mendoza.

 

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3 Comments

  • Maryse dit :

    Salut Cathy!
    Un bel exploit d’avoir randonné sur ce sentier, effectivement vous pouvez être fière de vous et dire comme dans la pub ‘c’est moi qui l’ai fait’!
    Texte à la fois bucolique, on sent que tu adores la nature, rabelaisien avec les anecdotes boissons/repas, très ouvert aux rencontres, et tout ceci nous l’avons bien ressenti et apprécié. cependant, c’est certain, je n’irai pas me balader dans l’humide, venteuse et froide Patagonie!
    J’attends Mendoza et ses vignobles et sans doute un peu plus de civilisation…..
    Allez, en route les filles!on attend la suite nous!

  • Ghislaine Campoli dit :

    Coucou et bien nous, nous avons repris le chemin du boulot profite bien car tu es bientôt sur le retour. Bisous
    Ghislaine

  • Françoise dit :

    Coucou

    Bravo les filles, vous avez de la chance de voir de très beaux paysages, je sais que c’est dur dur quelque fois, mais à toutes les deux vous avez une forme physique et surtout un moral d’acier. Enfin, vous revoilà dans la civilisation !!!! Bonne route pour le reste de votre périple. Bizzz ma chérie Fanchou biz aussi à Vicky Fanchou

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