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Puerto Madryn et la péninsule Valdès

Posted by Saboly on 5 décembre 2017 in Amérique du Sud, Argentine, Puerto Madryn, Voyages |

J’arrive à Puerto Madryn après vingt heures de bus. Entre Buenos Aires et ici, il y a environ 1500 kilomètres,  en descendant vers le sud. C’est la côte Est de l’Argentine. Le paysage est très plat et très uniforme. En sortant de Buenos Aires, ce sont des haciendas avec des champs à perte de vue. Beaucoup de vaches et de chevaux paissent tranquillement. La nuit tombe vers 20h00. Le chauffeur fait une pause vers 22h30. Je descends me dégourdir les jambes,  prends un café, puis nous repartons. Je m’installe pour la nuit. Vers 5h00,  le jour me réveille. Nous sommes au printemps,  les jours rallongent. Pour moi, incontestablement,  c’est bien. Cela me donnera de la marge pour mes randonnées. Le paysage a changé. Toujours aussi plat mais c’est vraiment la pampa. Il n’y a rien que de l’herbe,  plus d’animaux. L’expression « tu habites dans la pampa » prend tout son sens, cela veut vraiment dire au milieu de nulle part.

La plage de Puerto Madryn

Il est 9h00 lorsque je récupère mon sac. Un café efface les traces de la nuit et me voilà partie à la recherche de mon hôtel. J’avais réservé car, d’après « booking », il y avait beaucoup de monde. C’est absolument faux. Je m’arrange avec la propriétaire pour abréger mon séjour.  Trois jours ici suffisent largement. J’ai envie de grands espaces, de randonnées et de trek. Je pars à la découverte de la ville. Tout d’abord,  un tour au bord de mer. La plage est immense. Il fait très beau et chaud et les gens en profitent. Certains se baignent mais, pour moi, l’eau est trop froide. Je vais ensuite réserver mon billet pour Ushuaia. Je partirai samedi 3 décembre.

Puerto Madryn vue du mirador du musee

 

 

Mes pas m’emmènent ensuite vers un musée océanographique. Installé dans une vieille bâtisse,  il est petit mais très intéressant. De plus son entrée est gratuite. Je poursuis ma balade et rentre vers 17h30 à l’hôtel. Une douche me fait le plus grand bien.

Le lendemain,  c’est en compagnie de Domenico,  un Italien qui est avec moi à l’hôtel, que nous partons vers la péninsule Valdès. Le guide est là à 8h00. Dans le bus, il y a déjà deux Autrichiens. Nous prenons ensuite deux Suisses et une Française. C’est drôle, parce qu’à Buenos Aires, j’ai fait la connaissance d’une Floriane et  celle-ci s’appelle aussi Floriane. Je n’en connaissais pas et voilà qu’il y en a deux qui entrent dans ma vie. Celle-là est d’Aix-en-Provence. Nous parlons un peu et échangeons bien sûr nos adresses pour nous retrouver autour d’un verre, en France. Mauricio,  le guide, parle avec chacun de nous et nous explique la journée pendant que René avale les kilomètres qui nous séparent de la péninsule.

Elle forme une portion de terre quasi rectangulaire et a une superficie de 3600 kilomètres carrés. Premier arrêt  à l’entrée, car c’est une réserve naturelle protégée et nous devons payer chacun 415 pesos soit environ 20 euros. Un musée nous permet de voir la faune et la flore présentes sur le site. Nous voyons beaucoup de guanacos, mais aussi un tatou qui traverse la route à grande vitesse. Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à Puerto Piramides.

Mes compagnons montent sur un bateau pour aller voir les baleines. L’embarcation est tirée par un tracteur pour être mise à l’eau car nous sommes à marée basse. Je vais me promener. C’est bon, il n’y a presque personne. Je m’installe dans un coin au soleil et respire à pleins poumons l’odeur de la mer. J’observe les oiseaux. Je ne regrette pas de ne pas être avec eux. Je les ai vues de tellement près les baleines à Mayotte ! Il y a du vent et la mer moutonne. Ils reviennent vers 12h30 et ont eu la chance d’en voir quelques-unes. C’est la fin de la saison, ils sont donc très contents.

Nous allons ensuite jusqu’à Punta Norte. L’endroit,  à marée basse, est de toute beauté. Des nuances de bleu, de vert… C’est réellement sublime ! En plus, nous avons de la chance, il y a des éléphants de mer et des otaries. Le top ! En fait, phoques et otaries changent de peau tous les ans, c’est pourquoi ils viennent à terre. De plus, pendant la période de reproduction, qui peut durer environ 3 mois, les mâles ne s’alimentent pas et lorsque la mère donne naissance au petit, elle l’allaite et jeûne. Le mâle perd 40 pour cent de son poids et la femelle 25 durant cette période, ce qui est énorme.

Après cette halte, nous allons à Caleta Valdès. Là, ce sont les pingouins qui nous accueillent. Les termes manchots et pingouins sont des noms populaires qui désignent des espèces différentes mais que nous confondons souvent. Les manchots appartiennent à la famille des  sphéniscidés. Ils ne volent pas et vivent uniquement dans l’hémisphère sud. Les pingouins désignent des oiseaux de petite taille appartenant à la famille des alcidés. Eux sont capables de voler et habitent uniquement dans l’hémisphère Nord. Ce qui crée vraiment la confusion, c’est la traduction du mot dans plusieurs langues, en anglais, penguin, en espagnol pingüino et pinguino pour les italiens. Donc, il s’agit des manchots de Magellan en fait ! Ce sont des animaux attachants. Ils reviennent chaque année, en couple très fidèles. Ils préparent leur nid, couvent leurs oeufs et élèvent leurs petits jusqu’à ce que ces derniers perdent leur duvet.

Le dernier arrêt est à Punta Delgada. Nous avons une heure pour nous promener sur les sentiers aménagés. Là encore, nous pouvons voir phoques et otaries. Tout au long du trajet, à l’aller comme au retour, nous avons vu beaucoup d’animaux,  ñandus (petites autruches),  lièvres,  renards, tatous,  et bien sûr guanacos.

 

 

 

 

Nous sommes de retour à Puerto Madryn vers 20h00. Je suis enchantée de cette journée où j’en ai pris plein les yeux. Nous faisons quelques courses, avec Domenico, pour le repas que nous préparons dans la cuisine.

 

Le lendemain,  après le petit déjeuner,  je vais louer un vélo et pars à une vingtaine de kilomètres au sud, jusqu’à Punta Loma.

La route est goudronnée et assez vallonnée puis tout d’un coup devient piste. Il est parfois difficile de tenir l’équilibre dans le sable et les graviers, mais j’arrive sans encombre à Punta Loma.

Je pénétre dans la réserve et, une fois en haut de la dernière côte,  j’arrive à un endroit aménagé. Une charmante dame vient m’expliquer ce que je vais découvrir. Une colonie d’otaries est couchée sur la plage. C’est magnifique ! Il y a en a des dizaines qui se prélassent au soleil. Certaines jouent dans l’eau. Je contemple le spectacle un bon moment. C’est un régal de voir ces animaux. Des cormorans nichent également dans les falaises et je vois les parents apporter de la nourriture à leur progéniture.

 

 

 

 

 

Je poursuis ma route encore quelques kilomètres et je m’assois au bord de la plage. En prenant les jumelles, j’ai la chance d’apercevoir, au loin, quelques baleines. Je reprends mon vélo et arrive à Puerto Madryn vers 15 h 30. Journée magnifique. Il faisait frais mais mes épaules sont noires de soleil et mes pieds, sur lesquels je n’avais pas mis de crème solaire, sont plutôt rouges !

Mon tour de Puerto Madryn se termine. Demain je prends le bus direction le grand sud.

Prochaine escale Ushuaia…

 

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