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Nong Khiaw et Muong Ngoy

Posted by Saboly on 13 février 2016 in Asie, Laos, Voyages |

Souvent, le matin le ciel est couvert mais la brume se lève vers 10h00. J’ai pris place devant dans le minibus qui me conduit à Nong Khiaw et je peux ainsi profiter pleinement des paysages. J’ai plusieurs fois vu des cyclistes parcourir le Laos avec ce moyen de locomotion et franchement, je les admire car le Laos est loin d’être un pays plat ! C’est plutôt montagneux.

Scooteur sur le bus!

Scooteur sur le bus!

Les femmes travaillent dur ici et effectuent tous les travaux. J’en vois qui portent de lourdes charges, du bois, du ciment, elles coupent aussi du bois… Tous les travaux se partagent et il n’est pas rare de les voir dans tous les corps de métier. Elles sont petites de taille mais toutes sont solidement musclées.

Lors d’une halte, je vois un minibus avec un scooter juché sur la galerie…

Nous arrivons à Nong Khiaw vers 13H00. Je cherche une petite ghesthouse et vais ensuite manger, près de la rivière. Je suis dans le nord du Laos. Ici, la vie se déroule beaucoup avec le fleuve.

Nong Khiaw

Nong Khiaw

De nombreux villages ne sont pas encore reliés par des pistes et les transports se font grâce à la rivière. Il n’y a d’ailleurs que très peu de temps qu’il est possible de venir ici par la route.

Malheureusement, je ne sais pas, si d’ici quelques années, il sera encore possible de descendre jusqu’à Luang Prabang par le fleuve car plusieurs projets de barrages sont en cours.

 

Je me promène dans ce bourg tranquille. Les enfants sortent, tous joyeux, de l’école et me font de grands sourires. Je reviens en longeant le bord de l’eau et passe prendre ma lampe car je monte au point de vue et ne rentrerai peut-être pas avant le déclin du jour. Il faut payer mais on vous donne votre bouteille d’eau. Ils prêtent aussi des bâtons si vous le souhaitez et je ne me fais pas prier pour en prendre deux. Je n’ai malheureusement pas emporté les miens, ce que je ferai pour le prochain voyage.

 

Vers le point de vue

Vers le point de vue

La côte est raide et même bien raide. Il faut une bonne heure pour monter mais la vue est superbe. J’ai hésité entre le matin et le soir mais comme la brume ne se dissipe pas avant 10h00 et que je veux prendre le bateau à 11h00, j’aurais été obligée de rester un jour de plus.

Malgré tout, je n’attends pas le coucher du soleil. Le chemin me fait un peu peur de nuit et il serait bête de se faire mal ou de chuter car il y a quelques passages un peu techniques.

 

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Nong Khiaw, vu d’en haut

Après une douche bien méritée, je vais manger chez « Alex », restaurant à proximité de mon logement. Je partage ma soirée avec une doctoresse suisse, volontaire ici depuis six semaines, son « boss », un Italien, qui lui travaille ici et une Brésilienne, venue lui rendre visite. Moment très convivial, le tout en anglais car c’est la seule langue que tout le monde comprend et parle.

 

 

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Le bateau et mon sac (rouge)

Le lendemain, à 11h00 je prends le bateau pour Muong Ngoy. En effet, je vais remonter sur la Nam pour vivre un peu au rythme du fleuve. Je suis la seule « falang », c’est à dire étrangère, blanche… Nous traversons des paysages magnifiques. Le pilote passe les rapides avec dextérité. On voit qu’il connaît la rivière comme sa poche. Nous nous arrêtons dans plusieurs villages. La vie s’écoule, paisible, au rythme des bateaux. Des villageois montent et un local essaie, durant tout le trajet, de communiquer avec moi. Nous arrivons à peu près à nous comprendre bien que ce soit plutôt difficile. C’est vraiment un obstacle important aux échanges avec la population que de ne pas parler la langue du pays !

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Les vaches dans la rivière

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Les enfants qui jouent dans l’eau

Vers 13h30, tout le monde descend lors d’une escale dans un village et je fais le reste du trajet, seule passagère. Le pilote s’arrête pour donner du sel à ses vaches. Il me montre quelles sont les siennes avec fierté. Plus tard, vers 15h30, il s’arrête près d’une plage déserte. Il remet du gas-oil et m’explique qu’il va se laver parce qu’après, il fera froid.

C’est vraiment un moment extraordinaire, en pleine nature !

J’apprécie cette journée de calme, les enfants qui sourient et font des grands bonjours, qui jouent dans l’eau ; la fumée qui monte, au détour d’une courbe, indiquant la présence d’un village ; les vaches qui regardent passer les bateaux. Ici, pas de stress, ni de course contre la montre. Une vie réglée par le soleil et la rivière !

Lorsque vers 16h30, Muong Ngoy est en vue, je regrette que ce moment de charme soit rompu. Je pars à la recherche d’une gesthouse et pose mon sac. Je vais à l’office de tourisme mais il est fermé. Je discute avec quelques français devant le seuil.

Le pont de Nong Khiaw

Le pont de Nong Khiaw

Le village est authentique. Ici, pas de wifi, pas de jeunes avec lunettes de soleil ou smartphone à la main. Les enfants aident les parents. Souvent les filles, très jeunes, portent leur petit frère ou sœur. Ils participent tous à la vie de la famille. Ils conduisent, portent, servent ou s’occupent des tâches quotidiennes. Ils sont impressionnants de maturité.

Le soir, je retrouve Julien, un Français avec qui j’avais parlé devant l’office du tourisme. Nous partageons notre soirée en mangeant un riz frit. Il finit un tour du monde d’une année et il a beaucoup de choses très intéressantes à raconter. Nous échangeons nos adresses mail. Il habite Toulouse, nous nous reverrons certainement.

Une rue du village

Une rue du village

Finalement, c’est le lendemain demain, en attendant le bus de 11h00 (qui arrive à plus de midi) que nous nous retrouvons. Comme il a déniché un endroit pour changer les kips, je file vite faire la même chose. Il me manque 1000 kips ( moins de 10 centimes d’euros) mais il n’y a rien à faire. La commerçante (1ère boutique après l’office de tourisme), qui a échangé à un très bon taux, ne veut rien savoir. Je retourne auprès de Julien. Par chance, il est en train de discuter avec une famille de français qui me donne le petit billet manquant. Un grand merci à eux pour ce geste qui m’a dépannée, car Julien avait, lui aussi, juste le prix du billet !

Direction le Vietnam, Dien Bien Phu…

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