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Mendoza

Posted by Saboly on 23 janvier 2018 in Amérique du Sud, Argentine, Voyages |

Mendoza

Mendoza est la quatrième ville du pays. Grâce à ses vignobles qui recouvrent une grande partie de sa vallée elle est, incontestablement, la capitale argentine du vin. Ses premiers vignobles furent plantés souvent par des immigrants italiens, au 19ème siècle. Le Malbec est LE cépage de l’Argentine dans les rouges et dans les blancs, le Chardonnay.

Monument au parc San Martin

En 1881, un tremblement de terre, suivi d’un incendie, à détruit tout le centre historique de la ville. Aujourd’hui, cette cité a été reconstruite avec des règles antisismiques très strictes et ménageant beaucoup d’espaces verts. C’est la ville au monde qui a le plus d’arbres par habitant; un arbre pour 2 habitants… On vient à Mendoza principalement pour l’Aconcagua et pour ses vins. La visite de la ville est rapide et même l’immense parc San Martin ne présente pas grand intérêt surtout après les grands espaces que nous avons pu voir.

Aux thermes

Nous allons voir les thermes afin de profiter d’une journée et de nous reposer. Un bus nous y dépose après une heure de trajet environ.
Nous sommes effarées par le monde. Il est vrai que ce sont les vacances mais nous ne nous attendions pas à tant de foule. Certains bassins sont vraiment plein de monde. Nous réussissons à trouver un endroit à peu près calme.

Un lieu réservé aux enfants

Vers 13h00, nous sortons et trouvons un restaurant tranquille qui propose la « parilla » (grillade au barbecue) pour un prix très raisonnable et nous ne résistons pas. Nous retournons ensuite dans l’enceinte des thermes et trouvons une place tranquille dans l’herbe, loin du bruit, histoire de lire un peu. Puis nous retournons tremper dans une eau très agréable en température.

En fin d’après midi, le temps se couvre. Nous décidons d’essayer de prendre un bus avant celui que nous avons réservé. Il y a un monde fou mais malgré tout, comme 3 bus se présentent, nous arrivons à monter dans l’un d’eux, debout certes, mais cela nous permet d’arriver à Mendoza pas trop tard.
Le lendemain matin nous allons nous promener en ville et mangeons au marché. A 14h30, un bus vient nous chercher.

Cépages Malbec

Nous allons faire la tournée des bodegas. Au programme visite de 3 caves et d’une fabrique d’huile d’olive. Nous allons dans le Maipu, situé très près de la ville. Dans la première, Domenicio, nous goûtons différents cépages dont un excellent syrah. Dans la seconde, Vistandes, nous découvrons un cépage qui vient de France, comme beaucoup d’ailleurs, le Carminere.

Les fûts, en chêne français

Il n’existe plus actuellement chez nous et seules 3 bodegas en possèdent des pieds et en tirent des vins. Il est vraiment excellent et sort tout à fait de l’ordinaire. Bien sûr, nous goûtons également l’incontournable Malbec, très agréable en bouche.
Nous allons ensuite voir la fabrication de l’huile d’olive. Cette entreprise ne produit que de l’huile extra vierge et uniquement en Argentine.

La presse pour les olives

Elle fabrique différents produits cosmétiques et des huiles parfumées à l’orange, au citron, à l’origan… Nous avons droit à une dégustation sur des toasts et il est vrai que de l’huile d’olive au basilic sur des toasts à la pâte de tomates est un mariage harmonieux.
Nous partons ensuite pour la dernière, la bodega Florio, qui elle s’est spécialisée dans les vins doux, Marsala, mousseux et même vin rouge pétillant sucré qui ressemble au Lambrusco italien mais plus sucré. Je n’apprécie pas du tout ce genre de vin et vide mon verre dans celui de Vicky qui se laisse faire. Nous rentrons vers 19h30, très contentes d’avoir fait cette excursion qui nous a permis de découvrir les vignobles de la capitale du vin. Bien sûr, nous dînons avec une bouteille de vin, un cépage Malbec et Bonardo qui lui a été importé d’Italie !

Sur la route des Andes

Le dimanche matin, nous nous levons à 5h30 et après un petit déjeuner copieux, nous filons au terminal prendre un bus à 7h00 afin d’aller au parc de l’Aconcagua. La route est magnifique, c’est la fameuse route des Andes. Les montagnes nous offrent une palette de couleurs magnifiques. Nous faisons des arrêts à Potrelliros, Uspallata, Punta de Vacas, ainsi nommé parce qu’on y réunissait les vaches avant de leur faire franchir le col vers le Chili, et c’est aussi la frontière administrative, Los Penitentes, petite station de ski puis Puente del Inca et enfin le parc national. Il est 10h40 lorsque nous y arrivons et allons nous enregistrer au centre des visiteurs. Il y a de nombreuses possibilités de randonnées qui vont de la balade d’une heure jusqu’à plusieurs jours, sans compter bien sûr, les alpinistes qui se lancent au sommet du géant de pierre (l’Acon Cahuac, en inca, signifie sentinelle de pierre) qui domine les Andes, à 6962 mètres. Il fut conquis la première fois en 1897 par le Suisse Zurbriggen et son ascension, par la face sud, nécessite une quinzaine de jours. Nous avons, pour notre part, choisi d’aller jusqu’au premier camp de base.

L’Aconcagua

C’est une randonnée qui dure 4h00 pour la montée et environ 2h00 pour la descente. Nous sommes à 2800 mètres et le camp à 3500. Nous n’avons qu’un sac à dos léger, que Vicky porte, mais très vite nous ressentons l’altitude et notre pas est lent. Vers 13h00, nous nous arrêtons pour manger. Nous avons la chance de voir un condor, volant majestueusement.

Au cours de la montée

Lecondor

Nous sommes à 3200 m. Nous nous essouflons dès que le dénivelé devient positif mais nous arrivons en forme au camp de base. Le soleil brille et nous découvrons avec étonnement ce campement. Après une pause et voyant que les nuages commencent à recouvrir la montagne, nous redescendons. La pluie nous rattrape, accompagnée de vent. Nous forçons un peu l’allure. Le chemin est caillouteux et j’ai l’impression d’avoir la tête dans du coton. Arrivées en bas, je ne suis pas vraiment dans mon assiette. L’altitude m’a fait de l’effet à la descente, accentué par le froid.

Le camp de base de Corrientes

Puente del inca

Après une pause au centre des visiteurs, nous faisons du stop pour aller jusqu’au « Puente del Inca », quelques kilomètres plus bas. De très aimables argentins nous font une place dans leur voiture. Ce n’est qu’une fois au chaud, dans un café, avec un thé chaud que le « soroche »(le mal des montagnes) nous quitte. Vicky, elle, n’avait qu’une barre au front, qui lui a passé, comme moi, une fois au chaud.

Le Puente del Inca est une arche naturelle, recouverte de concrétions calcaires. Cette ancienne station thermale attirait de nombreux visiteurs. Une ligne de chemin de fer et un grand hôtel ont été construits dans les années 1920. L’eau était à 35 degrés ! Tout a été détruit, malheureusement, par une avalanche, en 1965.

Nous sommes tout de même ravies d’avoir fait cette randonnée dans un cadre exceptionnel. Nous attendons le bus qui arrive à 20h00. Nous arrivons au terminal à minuit. La journée a été longue. Une bonne douche et au lit !
Le lundi, nous n’avons aucune envie de bouger. Il fait beau et la piscine de l’hôtel nous invite au farniente total. Nous allons quand même jusqu’au terminal afin de réserver nos billets pour San Miguel de Tucuman et surtout El Cafayate, à ne pas confondre avec El Calafate, au sud de la Patagonie…

 

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