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Les tribulations de Flamme aux Antilles

Posted by Saboly on 19 janvier 2020 in Antilles, Dominique, Voyages |

Nous embarquons sur « l’Express des Iles », le bateau qui relie la Dominique depuis la Guadeloupe. Nous avons pris les billets avec la continuation sur la Martinique car, en Dominique, il faut justifier d’un départ pour une autre destination si l’on n’est pas résident.

Flamme avant l’embarquement

Vers 15h30, les guichets d’enregistrement ouvrent. La cage de Flamme ne passe pas et on nous envoie sur un autre guichet, où là non plus, elle ne passe pas !!! Du coup, je la soulève, passe vers le tapis roulant, descend de l’autre côté avec Flamme,  récupère la cage et demande aux employés ce que je dois faire. Ils m’indiquent de poser la cage au sol et d’y mettre Flamme. Tout va bien, la chienne et les bagages sont enregistrés et nous attendons les formalités d’immigration pour embarquer. Juste avant que les portes de l’immigration s’ouvrent, un grain (averse soudaine et plus ou moins forte et/ou longue) énorme s’abat sur Pointe à Pitre et retarde l’embarquement. Dès que nous sommes à bord, JP et maman vont voir où est Flamme. La cage est sur le même pont que nous mais à l’extérieur, dans un endroit couvert. Elle est mouillée sur le dessus, à cause du grain. Les alizés soufflent fort et dans la passe, ça bouge pas mal. Je vais massurer que la cage ne bouge pas. Un employé distribue des sacs à ceux qui ne peuvent se retenir,  mais tout le monde chez nous, Flamme y compris, va bien, sans sac … !

La cage et Flamme sur le ferry

Nous arrivons vers 19 h 45 à Roseau, au sud de l’île de la Dominique, où la langue officielle est l’anglais. Une fois à terre, je demande aux douaniers si je peux aller voir le déchargement car nous voyageons avec notre chien  mais ils me disent qu’il faut d’abord passer l’immigration. Comme toujours, c’est assez long. Finalement,  nous sortons, récupérons tous nos bagages mais… pas Flamme. La cage n’a pas été débarquée ! Panique à bord dans la famille, le bateau est reparti, nous voyons ses feux s’éloigner au large…

Tracey, membre de la compagnie essaie de joindre le capitaine, qui lui même doit joindre son supérieur,  le temps passe et le bateau disparaît à l’horizon. Le capitaine ne peut faire demi-tour. Il a beaucoup de passagers à bord et la mer est mauvaise. Les prévisions météo sont très pessimistes annonçant du gros mauvais temps et tous les bateaux sont suspendus jusqu’à mercredi. Nous sommes jeudi soir, je vous laisse imaginer l’état dans lequel ces nouvelles nous plongent.

Nous passons la douane car maintenant nous sommes les derniers et pendant que je continue à attendre des nouvelles avec Tracey, Jipé, avec quelques mots d’anglais, se débrouille pour aller récupérer la voiture que nous avons louée car il va quand même falloir aller jusqu’à l’appartement que nous avons réservé. Un chauffeur de taxi très gentil nous aide à porter les bagages jusqu’à la voiture car maintenant que nous avons effectué les formalités, il faut vider les lieux . Maman fait la navette entre JP et moi car je suis retournée voir Tracey qui me met en contact avec le capitaine du bateau. C’est plus facile car le dialogue cette fois, se déroule en français. Ce dernier me dit qu’il va garder Flamme à bord ce soir et qu’il est en train de voir avec son supérieur pour faire rapatrier Flamme par avion le lendemain. Le directeur lui même me rappelle un peu plus tard, en nous présentant ses excuses et nous informe qu’un membre de la compagnie va s’occuper de Flamme ce soir et que demain, elle sera mise dans un avion pour la Dominique, il faut juste lui envoyer tout le dossier car c’est nous qui avons, bien sûr,  tous ses papiers.

Nous sommes rassurés et partons à Mahaut. Et là, galère, on loupe la rue, on fait demi-tour,  il fait nuit, il pleut, conduite à gauche et boum, je prends un caniveau (ils sont énormes et bien profonds). Je m’arrête persuadée que j’ai cassé la voiture. Non, ouf, plus de peur que de mal. Nous repartons, trouvons la rue mais pas le logement… Un couple très sympathique à qui nous demandons des renseignements nous accompagne dans nos recherches afin que nous arrivions à trouver le bon endroit. Eh hop, un nouveau grain et costaud…un habitant nous fait entrer chez lui pour nous abriter. Tout le monde se décarcasse mais personne ne sait rien. Je commence à me poser de sacrées questions ayant peur de l’arnaque quand soudain, ça y est, ils trouvent !! Effectivement,  nous sommes à la bonne place mais l’accès se fait à pied en descendant des marches et en traversant un pont. Je suis soulagée. Du coup je demande au propriétaire de venir nous aider pour les bagages car nous sommes tous fatigués. La tension a été forte ces dernières heures. Il est 22h30, personne n’a faim et nous n’avons même pas un coup à boire pour nous remonter le moral. Nous envoyons tous les documents au directeur de « l’Express des Iles » et il n’est pas loin de minuit lorsque nous nous couchons.

Le lendemain, il nous appelle et nous dit que l’embarquement est terminé et qu’elle arrive à 10h00. Nous partons immédiatement à l’aéroport qui se situe à 45 km de l’endroit où nous sommes, sur la côte Nord Est de l’île. Vu l’état des routes, il nous faut une bonne heure pour y aller. Dix minutes avant d’arriver,  le téléphone sonne. Le vol a été annulé à cause du mauvais temps. Du coup, il nous dit qu’il fait rapatrier Flamme sur la Guadeloupe et qu’il va personnellement s’en occuper. Il a lui même quatre chiens et vit avec eux. Il est vraiment très gentil et on sent qu’il les aime. Dès que Flamme arrive en Guadeloupe, retour au point de départ pour elle, il nous en informe et nous envoie une photo, le tout par WhatsApp car ici, ce n’est pas la France. La Dominique fait partie du Commonwealth.

Flamme, en Guadeloupe…

Donc, si vous avez bien suivi, nous sommes arrivés le jeudi soir, Flamme a failli  venir en Dominique le vendredi et finalement, elle se retrouve en Guadeloupe, en pension…Pour un chien qui n’avait jamais quitté ses maîtres, quelle aventure !

Le vendredi soir, téléphone du patron qui nous dit qu’il va l’emmener à l’aéroport afin qu’elle prenne l’avion de 7 h 00 pour la Dominique sauf que…

Elle ne peut pas partir, trop lourde. Elle pèse trente sept kilos plus le poids de la cage soit environ cinquante kilos ! Voyant cela, il nous informe qu’il va la garder près de lui et qu’elle partira mercredi avec le bateau. Ce sera plus facile pour tout le monde. Tout au long du séjour, il nous envoie régulièrement des photos et des vidéos et nous donne chaque jour des nouvelles.

Mercredi nous avons la confirmation à 8 h 30, Flamme est embarquée sur le bateau et arrive à Roseau vers 11 h 00. La cage est déposée la première sur le quai, les consignes ont été passées ! … Les formalités se passent très vite et elle fait une vraie fête à ses maîtres dès que nous pouvons ouvrir la porte.

Flamme en…Dominique!

Dans notre malheur, nous avons eu beaucoup de chance de rencontrer des gens qui aiment les chiens et qui s’en occupèrent avec beaucoup d’attention. Je tiens à remercier la compagnie de « l’Express des Iles » et surtout son manager qui a su prendre en considération le problème et a vraiment tenté toutes les solutions pour le résoudre.  Même si, au départ (non, plutôt à l’arrivée du bateau) il s’agit bien sûr d’une erreur de leur part, vraiment tout le monde a œuvré pour que nous retrouvions au plus vite notre compagne de voyage.

 

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7 Comments

  • Gérard VINCENT dit :

    Bonjour, merci de ce reportage car vous 3 vous avez du paniqué et Flamme aussi sans doute. Enfin, tout fini bien ! Ouf…
    Bisous a vous 4

  • Toulouse dit :

    Quelle aventure … digne d’un Belmondo !!
    Cela va me donner des idées pour partir avec une certaine belle-mère …
    Merci ppur ce morceau de soleil un lundi bien froid ici.
    Bises
    Maya

  • Fanchou dit :

    cc pauvre Flamme, elle a du croire que vous l’aviez abandonné , mais Cathy tu as raison heureusement qu’il y a des personnes bien intentionnées auprès des animaux. ouf plus de peur que de mal. La Dominique pas le top pour vous. Vivement la Martinique !!!! bisous à tous et mille caresses à Flamme

  • Agnès Deutsch dit :

    Olala! Quelle histoire! J’imagine l’état de stress des jipéjo! Des gros bisous à vous 3 et Flamme! Agnès

  • Roland dit :

    Un grand merci pour ton message.Quelle aventure ? Bonne suite de voyage

  • MARYSE dit :

    Flamme, héroïne (tiens, ce mot n’évoque-t-il pas quelque chose dans les Caraïbes????) d’un périple mouvementé malgré elle!
    Je vois d’ici les cheveux vert que vous avez dû vous faire, mais chapeau au gars qui s’en est si bien occupé, c’est rare!
    C’est pas risible ton truc Cathy mais la façon dont tu nous le présentes m’a fait largement sourire.
    Profitez bien tous de la Dominique…vous l’avez mérité!
    Gros Bisous;

  • Pierrette Stalder dit :

    Moi, je suis très loin de vous tous… = par le Pérou et pourtant je me suis sentie si près de vous…J’ai pu ressentir cette émotion, cette angoisse de où et comment se trouve notre Flamme?! Merci de m’avoir fait participer à cette aventure… De magnifiques vacances que vous n’oublierez certainement pas, remplie de gens au grand coeur…

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