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La Sardaigne en camping-car, mai 2015

Posted by Saboly on 27 juin 2015 in Europe, Italie, Voyages |

 C’est le 2 mai que nous embarquons sur un ferry Mobyline depuis Piombino pour Olbia. Nous sommes une cinquantaine de camping-cars.

Sur le ferry....

Sur le ferry….

C’est la seule compagnie qui fait « camper on board », ce qui signifie qu’il est possible de dormir dans son véhicule. Nous sommes tout en haut, sur le pont ouvert.

A 21 h 00, nous quittons l’Italie continentale. Nous regardons les lumières s’éloigner et allons nous coucher. Après une nuit courte mais tranquille, nous assistons au lever du jour sur la Sardaigne.

 

 

Lever de soleil

Lever de soleil dans la passe d’Olbia

C’est un moment magique que cette entrée dans la passe d’Olbia avec la lumière faisant place à la nuit. A 5h45, nous posons nos roues sur le sol sarde. Après un tour en ville, nous prenons la direction de San Teodoro, une trentaine de kilomètres plus au sud. Nous allons nous poser au bord de mer pour déjeuner et faire notre toilette. C’est très beau, plage de sable blanc, tamaris… la Sardaigne nous accueille dignement

Nous savons qu’il y a une aire de service à la station d’épuration. Seule ombre au tableau, nous sommes dimanche et c’est fermé.

Plage de San Teodoro

Plage de San Teodoro

Depuis quelques jours, notre chienne Flamme souffre et ne peut pas ouvrir la gueule. Elle n’arrive plus à jouer et certains mouvements lui arrachent des pleurs. Jean-Pierre n’arrive pas à regarder pourquoi sa mâchoire semble bloquée. Nous décidons de l’emmener voir un vétérinaire dès le lendemain.

Il y a une université vétérinaire renommée à Sassari et une aire de service à Tempio Pausania. Comme nous avons besoin des deux, nous décidons d’aller sur la côte ouest en premier. Ce n’est pas un mauvais choix car en ce dimanche de grand week-end, les gens vont à la plage car il fait beau et très chaud.

Entre Olbia et Sassari

Entre Olbia et Sassari

Nous traversons des paysages très escarpés avec des montagnes très découpées. A midi, nous mangeons dans une aire aménagée, près d’une fontaine. L’eau est fraîche et nous faisons le plein de nos bidons.

L’aire de Tempio Pausania est indiquée par un panneau, avant la sortie du village, sur un parking. Très bien et gratuite, on ne peut que féliciter la mairie de cette bonne initiative.

Le soir, nous découvrons le joli village de Castelsardo, sur la côte Ouest.

Une placette en bord de mer nous permet de passer une bonne nuit. Nous sommes tous un peu fatigués et allons nous coucher de bonne heure. La nuit est très calme . Nous nous levons frais et dispos.

Castelsardo

Castelsardo

En ce lundi 4 mai, je vais faire un peu de sport sur la plage et une fois que nous sommes prêts, prenons la direction de Sassari.

Pause déjeuner devant l’université vétérinaire où il y a bien un hôpital didactique. JP et Josine partent avec Flamme. Je l’entends crier depuis le camping-car. Quelques heures plus tard, ils reviennent. Flamme à été piquée par une tique et elle a la rickettsiose. C’est une maladie qui bloque les muscles, ce qui explique ses douleurs de la mâchoire et ses cris lorsqu’on essayait de lui ouvrir la gueule. Lorsqu’elle arrive, elle titube, encore sous l’effet de l’anesthésie. Elle a été endormie pour vérifier qu’elle n’avait rien de coincé dans le palais. Elle a un traitement d’antibiotiques et nous allons chercher les médicaments.

Seuls au monde!

Seuls au monde!

Il est plus de 17h30, aussi nous partons vers Argentiera. Il y a un parking pour y passer la nuit. Je monte un chemin et me retrouve sur un terrain plat qui surplombe la mer. La vue est très belle et nous passons la nuit là haut. Le lendemain matin je pars faire une longue promenade et je découvre même des tortues. Flamme ne m’accompagne pas, elle est encore trop fatiguée.

Le vent souffle et nous redescendons vers le parking du bas. Après déjeuner, nous allons jusqu’à Alghero. Nous devons faire des courses et ensuite allons dans une aire de camping-car située à I Platini, à quelques kilomètres. Pour 16 euros, nous profitons de tous les services et le lendemain matin, faisons une lessive pour 5 euros. Je profite du wi-fi pour envoyer l’article de la Sicile.

 

Alguero

Alghero

Vers 15h00, nous retournons â Alghero pour visiter la ville. La vieille ville se situe sur le promontoire qui ferme, au sud, la plage de San Giovanni et le port. Ce dernier est dominé par la tour de la Madalena. La ville est marquée d’une empreinte catalane. Les rues sont pavées et très pittoresques. Il est possible de faire, pour 5 euros, la visite en train pneumatique. Nous préférons déambuler et découvrons les églises et les bâtiments du centre. Le soir, nous dormons sur le port.

 

Bosa, depuis le parking du château

Bosa, depuis le parking du château

Le 7 mai au matin, nous prenons la route vers Bosa en suivant la route panoramique qui passe par Villanova, Monteleone et Montresta où nous découvrons de très belles fresques. A Bosa, nous grimpons au château et mangeons sur le parking. La ville s’étend sous nos pieds.

Cuglieri puis de nouveau descente en bord de mer pour découvrir les falaises blanches et essayer de voir l’arche de S’ Arghittu…

Retour dans la région montagneuse du mont Ferruzzano, très agricole. Beaucoup d’élevage, de villages montagnards à l’économie pastorale et artisanale. Narbolia, Sénegue et arrêt à Santa Lussurgiu qui est placé à l’intérieur d’un cratère volcanique, éventré sur un côté par l’érosion hydrique. La passion de l’élevage des chevaux et l’équitation est ici très forte. C’est d’ailleurs ici que se déroule la plus importante fête du cheval de l’île, début juin.

Halte de nuit au lac Domodéo

Halte de nuit au lac Domodéo

Nous allons visiter une fabrique de couteaux et partons ensuite vers le lac d’Omodeo qui n’est pas loin. Nous en faisons le tour et découvrons un endroit magnifique pour y passer la nuit. Ce sont les chants d’oiseaux qui nous réveillent le matin. Il fait grand beau. Je prends mon vélo et parcoure une vingtaine de kilomètres. Je ne croise que deux voitures et un troupeau de moutons. C’est extraordinaire le calme et la tranquillité qui règnent dans ce coin. C’est vraiment sauvage!

 

Fordongianus

Fordongianus

Nous repartons après le repas, vers Fordongiamus. Il y a des thermes et une source d’eau chaude naturelle qui sort à 40 degrés. Flamme retire vite sa langue et moi mon pied… C’est brûlant ! C’est un joli site bien aménagé et accessible à tout le monde.

Nous poursuivons vers Oristano. Après avoir vidangé sur une aire communale, nous allons nous poser pour la nuit à Su Pallosiu, plage de sable blanc déserte. Quelques bateaux de pêche sont ancrés, se balançant mollement sur une mer calme. Nous sommes seuls et c’est merveilleux.

Péninsule de Sinis

Péninsule de Sinis

Après une nuit très calme, nous allons nous balader vers Mari Ermi, Punta is Arunas et découvrons la péninsule de Sinis qui est vraiment magnifique. Quarante kilomètres de plages libres bordent cette région. Le midi, nous déjeunons sur la commune d’Arborea. Après une longue traversée de la plaine d’Oristano, nous empruntons la route panoramique pour atteindre Iglesias.

Nous entrons dans la region de l’Iglesiente. Aujourd’hui plus agricole, Fluminimaggiore, première ville que nous traversons, était auparavant, un important centre minier. Toute cette région, jusqu’à Carbonia est constituée d’anciennes mines.

Ancienne mine région d'Iglesias

Ancienne mine région d’Iglesias

En approchant d’une de ces mines, nous découvrons, après une bonne marche, un nurrarghe en cours de rénovation. Des guides stagiaires commentent gratuitement la visite et nous apprenons, entre autre, qu’il s’agit en fait de l’ancienne maison du régisseur. C’est lui qui gérait tout le personnel travaillant dans les mines.

Ma tante est née à Iglesias, aussi nous allons voir la rue où elle est née. Ensuite, nous visitons le centre historique. Après, direction le bord de mer où nous dormons sur un parking dans la commune de Gonnesa.

Portoscuso est notre étape en ce dimanche ensoleillé. Une fête s’y déroule et l’ambiance est colorée. Après avoir fait le tour du marché artisanal, nous mangeons sur le port. Nous prenons ensuite la direction de San’Antioco, île reliée à l’île mère par un isthme d’environ cinq kilomètres. Elle est constituée de collines basses et de côtes, en majeure partie rocheuses. La petite commune de San’Antocio est tournée vers la Sardaigne. Le port donne sur une lagune et l’amarrage des bateaux est possible grâce à des canaux.

Cala Lunga

Cala Lunga

Nous longeons la côte et allons dormir à Cala Lunga, sur la côte Ouest, dans un endroit désert et sauvage.

Le lundi midi, nous mangeons sur le port de Calasetta. Il fait très beau. Je vais chercher du pain au supermarché, seul magasin ouvert qui fait à la fois épicerie et boulangerie. Les gens sont très serviables.

Après le repas, nous partons sur Teulada. Petite boucle pour emprunter la route du haut, puis celle de la côte verte qui nous offre des vues superbes, sur une eau transparente. A Chia, nous faisons halte pour la nuit, près de la tour, au bord de mer. Je monte admirer le panorama et faire quelques photos. Pendant ce temps, maman prend son premier bain de l’année. Nous nous installons à la terrasse du petit bar restaurant de la plage pour boire un coup et manger. Nous passons une très agréable soirée, face à la mer.

Le lendemain, 12 mai, nous partons sur Cagliari. En chemin, nous nous arrêtons à Pula. C’est jour de marché et nous en profitons. Nous achetons les premières pêches, les premiers brugnons, des légumes et du vin. Les cerises ont fait leur apparition mais elles sont encore trop chères pour nous (10€ le kilo).

La ville de Cagliari

La ville de Cagliari

Cagliari est une grande ville et nous ne nous y attardons pas. Nous trouvons une aire de camping-car très sympa, tenue par un camping-cariste qui a su aménager un emplacement non loin de la plage et du centre ville. Nous profitons des services pour quelques euros. Après le repas, nous faisons tout de même une visite rapide de la ville, histoire de ne pas passer à côté de quelque chose ! A Capo Carbonara, nous dormons au pied du phare. C’est un endroit magnifique, face à l’île aux Choux. Il y a quelques camping-cars mais nous avons beaucoup de place disponible. Nous allons nous promener jusqu’à l’ancienne carrière de granit.

Capo Carbonara

Capo Carbonara

Soirée très tranquille. Au matin, je vais me promener avec Flamme pendant plus d’une heure. Après un peu de ménage, nous poursuivons notre visite de la Sardaigne. Pause déjeuner à Osni et traversée de la région de l’Ogliastra en passant par l’intérieur du pays. La route serpente à travers le parc national du Gennargentu. Les bergers y mènent leurs troupeaux lors de la transhumance. C’est une région très pastorale. Nous arrivons à Lanusei, située sur la montagne, tournée vers la mer Tyrrenenne. La route nous amène à 1200m d’altitude, avec des points de vues de toute beauté.

Gairo Vecchio

Gairo Vecchio

Une petite halte à Gairo Vecchio, village qui fut abandonné à la suite d’inondations en 1951. Cela semble inimaginable de par sa situation à flanc de montagne. Le village a été reconstruit plus haut. Cela nous laisse une impression un peu bizarre… Malheureusement, il a été pillé et le paysage est vraiment un spectacle désolant. Nous voulions faire halte pour la nuit près du lac de Villagrande mais l’endroit ne nous plaît guère et nous galérons un peu pour trouver un emplacement où dormir. Finalement, nous trouvons un chemin de traverse et nous arrêtons vraiment en pleine campagne, au milieu des vaches. Le matin, nous avons un taureau qui broute pas loin du camping-car. Le fermier passe avec ses bidons de lait, en camionnette, pour aller traire.

Tombe des géants

Tombe des géants

Nous poursuivons la visite de l’intérieur en prenant les routes de montagne, traversant ainsi le territoire de la Barbagia. Premier arrêt près d’une « tombe des géants ». Ce sont des tombes formées par des rangées de pierre enfoncées verticalement dans la terre. Une troisième rangée, toujours plate, est posée dessus. Elles étaient destinées aux guerriers.

Foni, Gavoi, Orani puis Niro où nous faisons halte sur l’aire communale. Nous utilisons les services mis à disposition des camping-caristes et mangeons dans un endroit très tranquille.

Un nurrargue

Un nurrargue

Dorgali, village réputé pour ses produits locaux et artisanaux, est notre prochaine destination. Nous trouvons une « cantina », autrement dit une cave coopérative vinicole. Le vin est issu en majeure partie de raisins »cannonal », cépage de la région. Au temps des Romains, la localité s’appelait Vignalia. Nous prenons 5 litres de ce vin au goût particulier ainsi que de la « grappa », eau de vie italienne bien connue et de la liqueur de myrthe. Nous allons ensuite chez un producteur de fromages et là encore, nous faisons le plein de fromages de brebis, de chèvre, lait frais et caillé frais, un régal pour le palais et les yeux.

Après cette halte gustative, Cala Gonnesa et surtout la plage de Cala Lunga, réputée pour ses grottes. Malheureusement, la plage à disparu, rongée par la mer et il est impossible de voir les grottes autrement qu’en bateau. Nous allons jusqu’à un parking, qui est en fait un cul de sac et nous ne pouvons pas faire demi-tour. JP se fait une super marche arrière avant de pouvoir reprendre un sens de marche normal. C’est finalement au stade de Bitti que nous nous posons pour la nuit.

Musée du couteau, Pattada

Musée du couteau, Pattada

Pattada est réputée pour sa fabrication de couteaux et nous y faisons halte. Nous visitons le musée qui y est consacré et apprenons beaucoup de choses sur leur fabrication en visitant l’atelier. C’est un couple qui tient ce commerce. Ils sont passionnés par leur métier et nous font partager leurs connaissances avec beaucoup de gentillesse. Nous mangeons sur une placette et profitons de la fontaine pour faire le plein d’eau. Ensuite retour sur la côte et le soir nous dormons à la Baie des Mimosas. En fait, nous allions faire demi-tour devant une résidence quand un jeune couple nous a très gentiment indiqué que ce n’était pas une propriété privée et que, après l’ensemble des bâtiments, il y avait de la place pour se garer… Super! La place est tranquille et la mer est belle. Il y a du vent, mais la plage est immense et nous faisons de beaux clichés. Nuit très calme, seuls !

Le 16 mai, nous allons à Santa Teresa de Gallura prendre notre billet pour la Corse.

Comme le mercredi est moins cher, nous partirons le 20, à 7h00 du matin. Petite pizza dans un resto de la cité, puis nous parcourons un peu le nord. Nous nous arrêtons de bonne heure près de la plage des Salines.

Halte à la plage des salines

Halte à la plage des salines

J’ai le temps de dessiner un peu à l’abri du vent. Maman va tâter l’eau mais le vent est trop frais. C’est joli. Il y a un étang et la mer et de nombreux oiseaux viennent se poser sur les rochers.

Le dimanche, nous allons vers Arzachena. Tout le coin regorge de rochers aux formes extraordinaires. Capo d’Orso et son célèbre ours bien sûr, mais sans cesse, au détour d’un virage, apparaissent des formes étranges à qui notre imagination donne une signification. D’ailleurs ici, tous les propriétaires ont une des ces pierres pour personnaliser leur entrée. C’est un lieu très riche en sites archéologiques et nous passons la journée à voir nurrarghe, temples et tombes de géants. Je pars avec Flamme, à la découverte d’un temple dans la colline pendant que Jean-Pierre et Josine vont visiter un nurrarghe.Il y a deux kilometres pour y accéder et je monte d’un bon pas. Je ne regrette pas ma promenade. Au retour, nous mangeons tous ensemble une glace pour nous rafraîchir. Nous passons la nuit à Punta di Volpeque, avec la mer, de chaque côté du parking.

Le lundi 18 mai, direction Olbia pour faire nos dernières courses, le plein de gasoil et de GPL et la lessive. Nous voulons être prêts pour notre départ de Sardaigne. J’en profite pour aller chez le coiffeur car je commence à avoir vraiment trop chaud. Puis nous allons vider et remplir le camping-car et retournons dormir sur la plage des Salines.

Capo d'Orso

Capo d’Orso

Notre dernier jour en Sardaigne est cool. Nous allons à Palazzo, longeons la côte et finissons à Capo Testa où nous avons la chance de capter le réseau français. Du coup, nous restons à admirer la mer avec la Corse en toile de fond. Le soir, nous allons manger dans un bon restaurant à Santa Teresa de Gallura afin de manger des spécialités sardes. Nous passons une très bonne soirée arrosée d’un vin canonal. Nous allons ensuite dormir sur le port. Dans la nuit, quelques gouttes de pluie nous réveillent et nous fermons les lanternaux.

Au petit matin, nous embarquons sur le ferry. C’est dommage, il fait gris et les nuages sont bas. Nous arrivons à Bonifaccio une heure plus tard, toujours sous la brume. L’entrée de la passe est très impressionnante avec un gros bateau. Il doit vraiment reculer très près des falaises pour manoeuvrer et accoster.

Voilà, notre périple en Sardaigne se termine. Nous y avons passé trois semaines formidables. C’est un peu la Corse d’il y a trente ans. Des étendues sauvages, des plages désertes, une nature encore préservée et des gens souriants et accueillants. Nous avons toujours trouvé des emplacements où dormir et souvent avons été seuls. C’est vrai que nous n’étions pas en plein été mais franchement, c’est une destination que je vous recommande si vous aimez les coins tranquilles et la mer.

 

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