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Bariloche à San Martin de Los Andes

Posted by Saboly on 15 janvier 2018 in Amérique du Sud, Argentine, Bariloche à San Martin de Los Andes, Voyages |

Bord du lac Bariloche

Vue du Cerro Campanario

Petite ville aux airs de montagne des Alpes, Bariloche est l’une des stations de ski d’Argentine. Située au bord du lac Nahuel Hapi, elle a vraiment des côtés suisses, d’autant qu’elle produit du chocolat ! Nous goûtons la spécialité, qui se présente en « rames » et qui ne se trouve qu’ici. Il est excellent. Le soir, nous retrouvons Michaela et Manuel. C’est un jeune couple que j’ai rencontré à El Calafate et que j’ai retrouvé à El Chalten. Ils habitent Bariloche et le soir nous  mangeons dans une « cerveceria »(endroit où on boit de la bière de qualité) réputée. Nous passons une très agréable soirée. Le lendemain, nous partons visiter les environs. Un bus (qui se paie avec la carte Sube, carte de transport obligatoire à Buenos Aires) nous dépose au pied du Cerro Campanario. De là, deux options, soit monter avec un télésiège, soit à pied. Nous prenons le sentier qui nous paraît bien facile sans sac. Il n’y a que trois kilomètres pour arriver au sommet. La vue est magnifique, lac et Cordillère des Andes…

Colonia Suisa

Nous redescendons ensuite et faisons du stop pour aller à Colonia Suiza. C’est un petite communauté de Suisses qui s’est installée ici il y a bien longtemps. Les restaurants proposent de la truite du lac mais aussi de la fondue. Nous préférons le poisson, puis faisons un tour à la feria artisanale et goûtons le vin de framboises. C’est un peu doux mais le goût de framboise est prédominant et cela se laisse bien boire. Retour ensuite, en stop, jusqu’à Bariloche, où nous préparons nos affaires pour partir le lendemain.

Vue du port de Villa la Angostura

 

 

 

Station de ski du Cerro Bayo

Nous allons à Villa la Angostura pour continuer notre sentier de grande randonnée. Petit tour dans la cité aux maisons de bois, visite du petit port qui permet d’aller sur la péninsule Arrayanes et repos.
Le lendemain, un bus nous dépose au pied du Cerro Bayo. Un chemin de 6 kilomètres conduit à la station, point de départ de la Huella Andina. Nous marchons environ sur 2 kilomètres, tout en faisant du stop. Un pick-up s’arrête et nous prenons place derrière, en plein air. Il nous laisse en haut de la station.
12ème étape Cerro Bayo /Tapenac de Lagos 12 kilomètres
Nous sommes agréablement surprises. Le sentier est bien tracé et bien balisé. Nous montons à travers bois. A un passage de ru, un bois, posé en travers, cède lors du passage de Vicky. Elle a le réflexe de vite lever les jambes pour ne pas mettre les pieds dans l’eau. Heureusement, étant déjà passée, je peux rapidement la sortir de cette mauvaise posture car elle ne peut prendre appui nulle part et s’est appuyée sur ses bras pour se retenir ! On éclate de rire une fois toutes les deux sur la terre ferme! Pour une fois, nous croisons du monde sur le chemin.

Point le plus haut, avant le campement

D’abord 3 personnes, puis un couple dont la femme est en sandales, ce qui nous fait rire. Peu de temps avant d’arriver au lieu de campement, nous passons deux fois un rio, sans pont… C’est vraiment une spécialité de la Huella Andina; petit ruisseau avec pont (bois en travers généralement) mais rios larges, il faut se mouiller.
Vers 17h30, nous arrivons à l’endroit prévu. C’est rigolo, il y a une bouilloire, une grille et un semblant d’abri qui a souffert de l’hiver. Après le montage des tentes, nous cherchons du bois. Pas facile d’en trouver du sec mais nous arrivons quand même à faire un beau feu. Il n’y a personne d’autre que nous. Le soleil projette encore ses rayons sur la montagne alors que nous sommes à l’ombre. Il fait bon, bien que nous soyons à 1330 mètres. Deux petits oiseaux bleu et jaune s’approche tout près de nous. Ils ressemblent un peu à des mésanges et cherchent les miettes de notre repas. La nuit est très calme mais au matin, les tentes sont humides et nous devons les sécher au soleil.
13ème étape Tapenac de Lagos/Lago Trafic 14 kilomètres
Cette étape, bien que facile, nous use le moral. Nous traversons plus de 20 fois un rio. Les 5 premières fois, nous quittons les chaussures, traversons, nous séchons les pieds et repartons. Bien sûr, ce n’est jamais facile et il n’y a pas de beaux rochers ou des bois pour pouvoir se rhabiller tranquille, mais plutôt une raide montée un peu boueuse. Ensuite, lorsque nous traversons des rus tous les 500 mètres, nous décidons de mettre les tongs. Le chemin est assez propre et pas trop pentu. Nous avançons moins vite mais qu’est-ce que nous gagnons comme temps et comme énergie ! Finalement, la femme que nous avons croisée hier avec ses sandales, ce n’était pas si mal…

Les rios de la Huella Andina, une balise de chaque côté et pas de pont

Nous croisons trois autres personnes qui nous annoncent encore huit passages de rivière. Eux, ils passent avec les chaussures et vont dormir là où nous étions. Pas sûr que leurs chaussures soient sèches pour le lendemain, mais c’est une technique comme une autre. Plus loin, trois autres jeunes montent également. Ouf, plus que deux passages. Nous faisons une pause lors du dernier et remettons nos chaussures. Il nous reste environ trois kilomètres. Lorsque nous arrivons au bord du lac, Vicky ne résiste pas et va se baigner. Ensuite nous faisons du stop pour retourner sur Villa la Angostura. Nous sommes fatiguées et quelques petits signes de nos corps montrent qu’ils le sont aussi. Nous avons parcouru plus de deux cents kilomètres à pied à travers l’Argentine, depuis Esquel en 13 étapes. Je veux remercier Vicky car sans elle, je n’aurais certainement pas réussi à parcourir tant de kilomètres. Cette jeune fille de 25 ans, passionnée de randonnées, a découvert ce sentier qu’elle ne connaissait pas et a tout de suite eu envie d’en faire un morceau avec moi. Plus les jours ont passé, plus les liens se sont créés. Nous partageons beaucoup d’idées en commun et ce fut un plaisir que de partager une telle aventure. C’est quelqu’un de sensible, de généreux et qui a beaucoup de petites attentions au quotidien. Nous avons traversé des passages difficiles, eu du mauvais temps, du froid mais jamais elle ne s’est plainte et quand l’une de nous en avait un peu marre, l’autre était à toujours là.

Le lac Traful, arrivée de la dernière étape

Nous nous sommes vraiment complétées et allons poursuivre une partie du voyage ensemble car elle est là pour une année, avec un visa working holidays. Elle envisage de faire une saison de ski car c’est ce qu’elle fait en France. Elle est serveuse dans les Alpes pour la saison.
Nous sommes fières d’avoir vécu cette aventure hors du commun qui nous laisse des souvenirs inoubliables.
Le soir, nous allons au refuge del Mochilero, planter la tente. Ils organisent une « parilla » et nous y participons. Nous rencontrons Mathilde et son fils qui sont en vacances et qui nous invitent à venir chez eux. Ils nous indiquent par quel chemin venir afin de profiter au mieux de notre voyage, qui prend maintenant un autre visage… Mais vous en saurez plus dans le prochain article !

 

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5 Comments

  • Guy dit :

    Super beau. J’aime. En plus avec une amitié naissante. Bises.

  • Guy dit :

    bravo les files au moins quand vous allez rentrer en France vous aurez les pieds propres Hi hi !!! Vraiment tu as de la chance d’avoir rencontré Vicky qui est comme toi une aventurière , belles photos bizzzz mon coeur Fanchou

  • Guy dit :

    çà m’énerve je suis sur ma boîte « face de book »et je vois que tout ce que j’ai écrit ne passe pas. Bref peut-être tu auras mon récit quand même,la seule chose qui me rassure c’est que tu vas rentrer en France avec des pieds au top hi hi !!!!! photos super, contente que tu ne sois pas seule bizzzz on coeur Fanchou

  • camerlo dit :

    C’est super Cathy .Vous avez vraiment beaucoup de courage
    Bonne continuation pour ce beau voyage malgré les difficultés <<<<<bises Joëlle

  • Maryse dit :

    SLT Cathy!

    proverbe argentin : Nunca te rias de una mujer en sandalias !

    Au moins tu fais un chemin biblique! le lavage des pieds c’est quand même pas donné à tout le monde! moi j’y ai eu droit, vraiment comme dans la Bible , à Mada!
    et pour continuer dans la même veine : dis MERCI à ton Ange gardien de t’avoir fait rencontré Vicky, c’est rassurant pour nous qui sommes loin cette compagnie alter-égo,
    je suis en plein déménagement/ emménagement c’est ce qui explique mon silence mais je te lis avec intérêt et même si ce type de voyage n’est pas le mien j’ai un immense plaisir à découvrir ce pays au travers de ton regard.
    BISOUS Cathy, je te souhaite encore et encore tout plein de belles choses à découvrir
    BISES

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